• La mixité en Charbonnerie

    La mixité en CharbonnerieUne Vente charbonnière doit-elle être mixte ou non ?

     Cette question ne se pose pas. Le Cousinage l'emporte sur ces tergiversations inutiles. Les premiers symboles (néolithique) donnent une réponse éclairante sur ce sujet. Si la femme est le symbole de la surnature (l'origine du monde et son mystère), l'homme est le symbole de l'énergie (énergie vitale qui traverse la vie humaine)*. Ces deux complémentarités ont été interprétées par les penseurs théistes à la lumière du mal (la femme) et du bien (l'homme). Cependant il n'existe pas de peccabilité en Charbonnerie. Ni bien, ni mal non plus. Juste de l'équilibre. Il s'agit justement de cette idée de l'équilibre qui n'a pas été correctement comprise ou volontairement traduite de manière manichéenne (nous postulons pour cette deuxième hypothèse...en effet, Traditionnellement la femme est cosmogonie – soit le spirituel - dans la pensée animiste et primo-théiste). Si la femme est la surnature, elle est aussi « le creux », le symbole de celui qui reçoit (symbole représentant un ovale et un trait en son milieu). L'homme est l'énergie, celui qui « dépose » (symbole représentant deux traits parallèles). On ne peut donc dire qu'un symbole soit supérieur à l'autre. Nous pourrions plutôt exposer que ces deux symboles ne font qu'un, qu'ils sont le symbole même. Peut-être, par ailleurs, le premier symbole : le sumbolon signifie étymologiquement le « mettre ensemble », « l'explication », à la différence de l'antonyme littéral du « symbolique » qui est le « diabolique », ce qui divise (du Grec diaballein, de dia- à travers, et -ballein jeter, jeter à travers, c'est-à-dire diviser, disperser, par extension rendre confus). La femme comme surnature, l'impossible séparation de la femme et de l'homme en tant qu'ils représentent le symbole même. Ainsi, la mixité est à encourager plus que tout dans les Ventes charbonnières. L'objectif étant bien de « mettre ensemble » et non de « diviser », « d'expliquer » et non de « rendre confus ».

     

    * Dans la doctrine tantrique, le paramâtmam est le fondement de tout. Cette forme a en soi un principe masculin statique et un principe féminin dynamique, lesquels, en s'intégrant l'un à l'autre, créent continuellement la vie. Le "lingam" (phallus) et le "yoni" (ventre maternel) sont indissociables de la vie.